Expédition dans le Yunnan 1/2: Le voyage sans fin

Ayant tiré les leçons (ou pas) de notre expérience passée (s’ennuyer à Shanghai durant les vacances du Nouvel An Chinois), Grand Arbre* et moi-même avons décidé de nous lancer dans une folle aventure: partir pendant les vacances du Nouvel An Chinois, en Chine, avec les Chinois. Warriors que nous sommes, on s’est dit « Allons -y vraiment, et comme des Vrais ». Sentence vaguement théâtrale, lancée à l’emporte-pièce à l’heure de l’apéro.

Je ne sais plus exactement ce que j’entendais par « Vrais », maintenant que j’en suis revenue, de cette aventure. Mais sur le coup, ça avait du sens. Vrais hippies? vrais touristes? vrais chinois? Un hippie ne dirait jamais ça, il le ferait voilà tout. Un touriste ne dirait jamais ça, il ne le ferait pas. Quant à un chinois, ça ne lui effleurerait même pas l’esprit de le mentionner, puisque c’est son quotidien. On a donc peut-être surement fait nos vrais bobos parisiens (avec quelques verres de vin en trop). Je ne sais plus. Quoiqu’il en soit, nous sommes donc vraiment partis le surlendemain du réveillon de la nouvelle année. Et oui, malins comme des ex-singes (pour ceux qui suivent), histoire d’éviter la célèbre et tant redoutée « grande transhumance » de l’année (tout était complet avant cette date), dans une contrée à 2500 km de Shanghai (considérant déjà cette mégalopole comme une sorte de nouvelle planète, la campagne chinoise est pour moi une galaxie sombre et lointaine)… et en train. Youpi les bobos baroudent! C’est peut-être à ce moment que je nous ais perçu comme des « Vrais » inconscients. 20h de train (v i n g t – h e u r e s ) pour arriver (presque) à destination (contre trois mini heures d’avion). Bref, sur le chemin pour aller à la gare (quand tes 50 minutes de métro te font déjà soupirer) je me suis vite détournée de ces chiffres qui commençaient à tourbillonner de façon très concrète dans ma tête, et j’ai vu les choses du bon côté. Je me suis dit qu’on allait avoir le temps de faire plein de choses pendant ce temps de voyage: travailler dormir, discuter s’engueuler, lire chercher du réseau internet en vain, se reposer s’énerver à cause du bruit.  Je me suis donc préparée comme il se doit pour traverser à bien survivre à cet odyssée.

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Le kit de survie

Décryptage: les bouquins de chinois pour essayer de communiquer avec les autochtones certes, mais surtout pour leur demander de faire moins de bruit (aucun de ces deux objectifs n’a été atteint), masque+lunettes de soleil pour te créer une bulle, boule quiès +écouteurs pour calfeutrer ta bulle, pilules décontractantes lexomil quand ta bulle se fissure (au bout de 2h de train en moyenne). Ah, et les batteries pour ton portable (vous remarquerez le choix du sponsor), enfin.. c’était au cas où il y aurait internet, mais on n’était pas en première classe. Quand bien même, je pense qu’il faudrait inventer un temps spécial  lorsque l’on parle d’Internet en Chine, type « conditionnel d’un futur qui ne pourrait exister faute d’une probabilité d’existence assez probable pour exister. Vous voyez le genre. Non? Vous n’habitez pas en Chine.
Ce kit a été photographié au retour (ce qui explique l’état de la plaquette des pilules magiques et l’absence du guide sur la Chine, négligemment oublié ou jeté de colère contre un passager ou la vitre d’un des nombreux trains allez savoir)

Première étape du périple, Shanghai-Kunming: 12h de « TGV »

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Ou 26h de voiture. Finalement, ça va.

Départ donc à 4h30 (oui du matin) de l’appart, pour arriver à la première étape (aux portes de l’hôtel de Kunming) à 20h30, et dans la chambre 2h plus tard, parce qu’évidemment, les charmantes réceptionnistes, sorte d’ectoplasmes sous narcotiques, n’ayant jamais eu trace de notre réservation, ne voyaient AUCUNE solution, sauf celle peut-être de nous regarder s’effondrer sur le carrelage du hall en nous rongeant les mains. Mais ceci est une autre histoire.

Arrivés dans une gare déserte, nous avons retrouvé tous ses voyageurs dans le seul et unique train (je ne vois que ça) en partance ce matin là, le notre. Le premier défi a donc été de trouver nos places rentrer dans le train.

Nous voici donc partis pour 12 heures de route, dans la soi-disant « plus belle ligne à grande vitesse de Chine » (« et bien qu’est ce que ça doit être les autres », j’ajouterais en ricanant).

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Entre nous, cette ligne n’a rien à envier à la ligne Paris-Granville pour celles et ceux qui la connaissent (d’ailleurs cette dernière peut également mettre 12h pour arriver à destination). A part quelques montagnes par-ci par-là, rien de foufou. J’en attendais peut-être trop, du coup j’ai été un peu beaucoup déçue. Je m’imaginais déjà regardant défiler le paysage (à 350km/heure, tout de même. Là, Paris-Granville a encore du chemin faire, si je puis dire), rêvassant, écrivant des poèmes dans ma tête me demandant combien de temps j’allais tenir sans rien faire.

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7h20. Départ rutilant

Le départ était plutôt engageant. Soleil, départ en vacances, train à l’heure.

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De 7h30 à 16h. Paysages industriels. (Ce que les Chinois appellent « villages » je pense)

En plus évidemment le soleil n’était pas de mon côté. Un peu déprimée, je me suis rabattue sur le paysage intérieur.

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Les films de la SNCF chinoise, ou comment cibler au mieux son public

Je me suis donc vaguement intéressée au clip du Père Noël Chinois qui explique des trucs en chinois à ses rennes à la plage (j’avais déjà attaqué la plaquette de bonbons), ça m’a laissée un peu perplexe, mais ça m’a quand même sauvée environ 20 minutes. Ensuite j’ai traversé le train de long en large plusieurs fois en me donnant des objectifs de durée type: il ne faut pas que je mette moins de 10 minutes à traverser ce wagon, sinon il va m’arriver un truc horrible (comme le truc des passages cloutés, ne marcher que sur les lignes blanches.. bref, on devient un peu fou oui). Puis ce fût l’heure du « Chi fan » (littéralement : MANGER). Alors là, de 11h à 12H, c’est un peu panique à bord, tout le monde s’agite, cherche de l’eau chaude pour faire cuire ses nouilles, ça rit, ça braille.. bref, c’est convivial.

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On voit mal, mais la boîte fume. Donc ça veut dire deux choses: 1. Le mec se fait ses petits raviolis vapeurs tranquillou bilou, et 2. bah ça sent bizarre dans tout le wagon

Chi Fan c’est plus que MANGER (même dit en criant). C’est un concept. En ville, à l’heure du Chi Fan, tu peux toujours t’accrocher pour trouver un taxi par exemple… « Non! te dira-t-on, c’est Chi Fan avec un air ahuri, du genre « C’est incroyable ces étrangers, ce qu’ils peuvent être malpolis relous« . C’est comme si tu voulais interrompre une cérémonie officielle. Bref, Chi Fan, c’est sacré, et ça ripaille dur, peu importe l’endroit ou le contexte. D’ailleurs, le Chinois du siège de devant c’est carrément foutu de nous quand on a sorti nos sandwich de chez Baker&Spice (vrais bobos, vous dis-je). Je crois qu’il avait pitié. Il a juste dit « sandwich » (c’est pour ça que j’ai tiqué) en donnant un coup de coude amical à sa femme et en se marrant du genre, « Regarde les ces nazes, ils mangent des sandwichs »). Effectivement, on n’avait pas apporté le barbeuc ni l’appareil à raclette, mais je crois qu’on aurait pu. Bref. Apres m’être tassée dans le fond de mon siège pour grignoter mon délicieux sandwich bio-sans-gluten-à-l’aloé-vera (le dernier – et j’en avais conscience- de la longue semaine de chi fan typique qui a suivi), je me suis enfin assoupie. Enfin un peu. Jusqu’à ce que Grand Arbre, me crie dans l’oreille « Regarde, regarde! ».

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Magique

Une petite montagne et un ciel gris. Super. Comme me l’a fait remarqué mon cher ami Jésus Quintana, et je le cite : »Je vois pas la différence avec l’Auvergne perso ». Et bien, c’est aussi ce que je me suis dit. Et ce que j’ai dit aussi à Grand Arbre. Du coup on s’est engueulé (c’est lui qui avait eu l’idée du train), ça a fait passer un peu de temps. Le reste de l’après-midi, après avoir re-fait le train de long en large pour la sixième fois en m’auto-jetant des sorts, exploré le seul et unique wagon-bar (qui ne vend que d’étranges produits non alcoolisés), j’ai enfin découvert une prise électrique planquée sous mon siège. Le Dieu des voyageurs a enfin eu pitié de moi. J’ai pu brancher mon PC. Oui, j’ai emmené mon PC en vacances, et j’ai bien fait. Et « Le Dernier Empereur » – film pour rester dans le thème, et surtout très long- a sauvé la fin du voyage, du moins m’a sortie de ma torpeur.

Et finalement vers 19h, on est EN-FIN arrivé (au quart de notre voyage)… Kunming! Petite ville fluo de 3 millions d’habitants, surnommée « la ville du Printemps éternel ». En ce qui me concerne, le titre de « Ville de la lutte éternelle » est plus approprié. Mais c’est vrai qu’il y fait bon. Au vu de la taille de cette petite bourgade, le dépaysement n’a pas été frappant. Après avoir galérés pour trouvés(er) un taxi faux et hors de prix, nous sommes EN-FIN arrivés à l’hôtel. Autant dire qu’on n’avait pas vraiment bonne mine. Pâles, fébriles et vaguement affamés (le Chinois avait raison, un sandwich ça ne tient pas au ventre) nous attendions avec impatience la salle de gym, piscine et restau que l’hôtel promettait…sur le papier (enfin sur booking.com). Prestations tout aussi imaginaires que le service d’ailleurs. Nous avons dû rester environ 2h accrochés au comptoir de la réception de cet hôtel douteux, avec les réceptionnistes donc – les fameuses fantômettes droguées – qui nous répétaient en boucle « no reservation no english » sans nous regarder… Grand Arbre et moi avons donc naturellement, chacun notre tour, fait une crise d’épilepsie. Deux heures surréalistes – était-ce un test ? Avais-je mis moins de 10 minutes à traverser un wagon ? –  à négocier une chambre avec eau froide et soufflerie d’air glacé (à printemps éternel, air conditionné perpétuel). C’est là que tu dis cries à moitié hystérique « Ah bah ça commence bien les vacances! » Déjà que tu te battais avec toi-même depuis le moment tu avais mis le pied dans le train pour ne pas te l’avouer.

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L’hôtel 5 étoiles (merci booking). Désert, what a surprise.

Voilà, une petite photo du hall pour essayer, une fois de plus de m’occuper. Derrière moi, Grand Arbre est cramponné au comptoir de la réception donc (c’est son tour pour la crise d’épilepsie), la tête entre les mains, désespéré, essayant vainement de communiquer avec les deux zombies qui l’ignorent, puisqu’elles n’ont pas connaissance de notre réservation, et qu’elles ne parlent pas anglais-le-sujet-est-clos.

Après j’ai perdu connaissance. Je plaisante, je suis sortie fumer un ou deux paquets de cigarettes, en attendant qu’un miracle (=un Chinois qui parle anglais, sorte de père, frère, meilleur ami de substitution dans ce genre de cas) résolve la situation. Et le Miracle s’accompli. Comme quoi, fumer ou mettre plus de 10 minutes à traverser un wagon de train, ça peut aider, parfois.

Pour se détendre, on est allé faire Chi Fan, donc. Un peu tard du coup, un stress de plus, car en Chine, passé 21h, c’est compliqué (genre avant 21h, la Chine est un monde peuplé de bisounours et de licornes qui parlent anglais…). La question « Où est-ce qu’on va manger? » fait passer en seconde position la question fondamentale du « Qu’est ce qu’on va bien pouvoir trouver à manger? ».

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Voilà voilà

Et bien, 1. Dans un bouboui encore ouvert et 2. un « hot pot » (si quelqu’un y reconnaît un seul aliment, qu’il me fasse signe). Même Grand Arbre a préféré devenir végétarien à la suite de ce banquet. On a juste mangé les trucs verts en les égouttant bien, car on était déjà reconnaissant d’avoir été acceptés dans ce restau-cantine. Le menu étant exclusivement en chinois, sous forme de QCM, on avait un peu coché n’importe quoi (ceci explique cela), mais tout de même, Grand Arbre avait pourtant pris soin de dessiner une tête de poussin pour qu’on ait du poulet. La communication a visiblement échoué. Résultat: on a écourté le dîner, pour aller se réfugier dans notre charmant hôtel, en attendant le lendemain avec impatience.. pour aller prendre le train.

Suite du périple : Kunming-Lijiang

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C’est marrant, à vol d’oiseau, on dirait pas…

Durée en train: 8h30. Si si. Mais je ne le savais pas encore. Sinon pas sure du tout d’y être montée. Encore moins sure lorsque j’ai compris subitement ce que la vendeuse de tickets essayait de nous dire lorsque  une fois de plus à l’arrache on a acheté lesdits tickets: « pas de place assise ». Moi qui croyait que le plus chiant du voyage était derrière moi, et bien non, c’était devant. On a donc passé 8h30 à essayer de choper des places assises, dans apparemment le seul wagon surchargé et glacial et bruyant. Le purgatoire. C’est pendant cette sympathique journée de transit que j’ai fini ma plaquette de LSD. Cependant, quelques moments de grâce : le premier quand, endormie je suis tombée de ma place chèrement trouvée (je me suis écroulée dans dans l’allée donc), mon voisin m’a gentiment laissé la sienne pour que je puisse m’affaler contre la vitre avec son pique-nique. Il faut dire que je devais leur faire un peu peur, emmitouflée dans mon anorak, boules quiès et écouteurs dans et sur les oreilles, avec mes lunettes de soleil qui me tombaient sur le nez. Et quelques autres « beaux » moments passés avec les voyageurs, puis avec des paysages un peu plus dignes d’intérêt. L’un des deux va forcément être ironique.

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L’animateur en chef du wagon, tentant de vendre divers accessoires type voiture électrique avec sirène hurlante, robots, etc.
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No pain no gain

Quand enfin… Grand Arbre est encore venu me crier dans les oreilles enfin dans les écouteurs : « On arrive! ». Larmes de joie. Lijiang, enfin.

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Nous ne savions pas, ce qu’était réellement Lijiang. Petite ville typique et calme du Yunnan, toute de bois faite et de villageois habitée? Ab-so-lu-ment pas. De faux bois et de touristes qui braillent, surtout.

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DisneyJiang

Une ville qui rend fou. Les Lijiangeois, s’il en existe, ont imaginé leur ville selon le goût des touristes chinois. Mêmes boutiques de faux souvenirs répétées à l’infini, labyrinthes de ruelles identiques où l’on se perd dès que l’on fait 100 mètres, inondées de touristes qui naturellement s’y bousculent dans tous les sens.. jusque là, concept assez typique des fameuses « Vieilles villes » dont chaque ville chinoise est dotée. C’est un peu comme s’il y avait des Monts Saint-Michel dans chaque ville par exemple. Une sorte d’enfer. Mais surtout, les Lijiangeois ont inventé un concept unique, pour surpasser le degré de folie déjà très élevé dans la ville: un chant, une musique… un hit, créé de toute pièce pour les touristes, il y a 5 ans, et qui depuis 5 ans donc, est diffusé absolument partout dans la ville. Le concept de « partout » en Chine est à prendre au pied de la lettre, je le précise. C’est être pris au piège. Il ne s’agit pas d’un cd, d’une compil, d’un groupe… non, c’est un single. Un peu comme la chanson de l’été, « soca dance » ou « macarena ». C’est donc comme si depuis 5 ans, dans la ville où tu vis, on avait décidé de passer « Dirladada » dans toutes les boutiques, les rues, à fond, bien sûr, et que tous les commerçants aient décidé, en plus de faire brailler le tube, de chanter par dessus ET en y ajoutant un instrument. A Lijiang, tous les 50 mètres, une échoppe avec tambourin fait son beurre en ajoutant par-dessus le hit-qui-rend-fou du tapotage en rythme (tout est relatif) sur ledit hit. « Dirladada », a fond, toute ta vie, avec du djembe par-dessus. Bref, un carnage. Résultat, en une nuit, tu as cette foutue musique dans la tête et tu te retrouves à la chantonner le lendemain. Les Chinois ont réussi à t’ensorceler. C’est sûr, tu as dû à un moment traverser un wagon en 2 minutes. Toi qui t’attendait au calme de la campagne, et bien tu regrettes Shanghai. Le lendemain matin, après une sorte de nuit sans rêve mais très musicale, on s’est quand même dit qu’on allait essayer deux trois manèges de visiter un peu.

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ça a l’air cool, vu d’ici

Bref, on a pris nos clics et nos clacs, direction la gare routière. Oui, on  a décidé de prendre le bus, histoire de varier les plaisirs de pimenter notre aventure.

L’Iliade, Chant 3 : Lijiang-Qiaotou

Là quand même, on s’est dit qu’on allait y arriver enfin dans notre bled tant attendu. Après 2h de bus (c’est à dire peanuts, au vu des deux derniers jours), nous sommes donc arrivés dans la campagne une zone en difficulté.

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On a même réussi à choper les places de devant. (On a préféré attendre dans la gare que dans la vieille ville)

C’est drôle comme finalement en Chine, il n’y a pas de demi mesure. Une ville se compte en millions d’habitants, un bled, sur les doigts d’une main. Idem pour l’ambiance. Soit c’est le méga bordel, soit la totale dépression.

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Un restau à Qiaotou
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Qiaotou et ses toits de chaume
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Qiaotou et sa spécialité locale: les cimenteries

Pour le coup, il n’y avait personne. Le silence. Donc on a préféré voir les choses du bon côte, du bon point de vue. C’est à dire, siroter une bière du haut de notre guest house (ou le déni, ou la politique de l’autruche):

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Plutôt que de la visiter d’utiliser ses commodités:

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La « salle » de « bain »
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Les toilettes

Mais l’aventure de ne faisait que commencer. Dès le petit matin, après trois jours de transit de pétage de câble – le ventre vide, on s’en est allé à pieds (ça nous a fait bizarre), par monts et par cimenteries, vers les Gorges du Saut du Tigre (ça claque un peu plus que Granville-plage, pour le coup).

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Suite des mésaventures au prochain épisode.

 

*La traduction chinoise du nom de mon binôme (pour ceux qui commencent tout juste à lire les récits trépidants de ma vie à Shanghai)