L’expédition dans le Yunnan 2/2: La marche mystique

« La mystique ou le mysticisme est ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes. Le terme sert à qualifier ou à désigner des expériences spirituelles de l’ordre du contact ou de la communication avec une réalité transcendante non discernable par le sens commun. » [Définition wikipédia du terme « mystique »]. Définition que je trouve parfaitement adaptée à la situation « partir en voyage dans la campagne chinoise » (ça marche aussi pour « vivre en Chine »). Pénétrer dans le Yunnan, c’est plonger (ou tomber) de tout son être dans ce monde ésotérique… qu’est la Chine. C’est se rendre compte que Shanghai (est loin) et plutôt occidentale (pour donner une échelle approximative en terme de sensations, et de sensationnel). Que Shanghai, c’est facile. Premièrement on y arrive en avion (mais je ne vais pas épiloguer sur ce sujet), deuxièmement il y a autre chose à manger que des hot pots. Troisièmement, lorsqu’on mange un hot pot à Shanghai, on arrive plutôt aisément à reconnaître les aliments qui flotouillent dedans (la plupart du temps). Pour arriver dans le Yunnan, il a fallu donner de sa personne (voir l’article précédent), comme une sorte d’épreuve pour accéder à un monde supérieur. Pour que tu aies la sensation de mériter ce qui va t’arriver. D’ailleurs, c’est ce que te rappellent les phrases impénétrables collées un peu partout sur les murs des guesthouses de la région. Heureusement, les écrits de ces énigmatiques apôtres qui en sont probablement à l’origine, sont incarnés par des illustrations animalières, dont le rapprochement avec le sens des mots ouvre la voie à une sorte de langage universel (mais tout aussi sibyllin), assurément émis par un esprit divin (ou du moins, illuminé).

C’est, stimulée par ce souffle sino-divin et ces charades occultes, que La Marche tant attendue a commencé, après quelques jours et longues heures de transit. Partis donc de bon matin de notre première guesthouse, snickers et eau chaude en poche (le fameux pack meal promis par nos hôtes), Grand Arbre et moi-même avons commencé à Marcher. Dit comme ça, on a déjà l’impression que c’est un truc génial, incroyable, fabuleux… et ça l’est, n’ayant pas foulés le sol avec nos pieds (autrement qu’en gisant dessus une ou deux fois) depuis notre départ de Shanghai, c’est à dire trois jours avant. Même en parcourant Qiaotou-le-vilain (j’ai rebaptisé le village, dans un élan d’évangélisation) et ses « routes » cimentées, le regard au loin (forcément), nous sentions qu’il allait se passer Quelquechose. Vous me direz, cette sensation peut s’appliquer à nombre de situations quotidiennes, pourvu qu’elles se passent en Chine (aller au supermarché, prendre un taxi, demander un café mais sans sucre, etc.). Mais l’air de la montagne, le fait d’être complètement seuls (fait inhabituel depuis près d’un an maintenant), le fait d’avoir le ventre vide (surtout)… tout cela combiné nous a convaincus que l’on partait dans une véritable quête mystique, sans graal défini. (En gros, c’est un peu comme errer en état d’hypoglycémie).

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Le pourquoi du ventre vide

Qiaotou-Les Gorges du Saut du Tigre : la première croisade

Le début fût incertain, bétonné et donc plutôt silencieux (l’idée étant de ne pas, dès le commencement de la quête spirituelle, miner le moral de l’autre).

Puis, après deux ou trois kilomètres (sur les 26 qui nous attendaient), on a enfin posé le pied sur de la terre. De la vraie. Sans ciment, sans gravier. Sans prévenir, nous sommes passés d’une route moche et confortable à un chemin terreux et pentu. C’est à ce moment que nous avons troqué l’état de zombie affamé à celui de vrais Aventuriers. Il était temps.

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L’effet un peu d’effort et beaucoup de transpiration

Après avoir grimpé comme des chevreaux (un peu boiteux) la première vraie pente, on a décidé de faire une pause snikers-eau chaude-photo bien méritée, pour s’auto-féliciter de la performance. Ça nous a pris quand même un peu de temps cette première montée, car même si cette chère application « Maps Me »t’indique n’avoir parcouru que 500 mètres, toi tu es dans un état proche d’une fin de marathon (si tu en avais déjà fait un, ou même la moitié d’un. Le talent de l ‘imagination).

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Celle-ci je vais l’envoyer à « Maps Me » pour que cette appli puisse illustrer les fameux 500m et qu’elle les convertisse en distance humaine (25 km)
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Première vue. « Ouah!…oh regarde là, une cimenterie… »

Poursuivis par Qiaotou-la-déprime, on s’est « vite » remis en route, tout en bougonnant chacun dans son écharpe. Que dire sinon que la suite s’est perdue entre marche silencieuse, tantôt agrémentée d’ébahissements, dues aux visions divines entraperçues -signe que nous étions bien dans la bonne direction (nourritures autre que du snikers par exemple), tantôt de ronchonnements (plus d’eau chaude et-pourquoi-n’y-a-t-il-aucun-petit-paysan-chinois-pour-nous-en-vendre). Mais globalement, on était plutôt concentrés, parce que les Chinois (qui détestent marcher – « on n’est pas au Moyen-Âge » – prennent la route du dessous – « le béton c’est pas pour les chiens » – en mode convois pour bien rigoler tous ensemble) ne s’occupent pas spécialement de la maintenance des chemins de montagne (que seuls des touristes occidentaux trouvent « vrais » et « cool »). On voulait être seuls et dans la nature, et bien au bout de 4 jours, on a enfin réussi (et sans glisser dans le ravin). Une fois la montagne contournée, il ne nous manquait que l’épreuve finale pour pouvoir accéder à la vision des fameuses Gorges du Saut du Tigre : celle des 28 virages.

On en avait entendu parler, de ces 28 virages. D’ailleurs, ça fait un peu légende montagnarde que les trekkeurs se racontent entre eux autour d’un feu de bois, que l’un d’entre eux tiendrait d’un autre, qui ce dernier la tiendrait d’un conteur mi-homme mi-esprit (qui lui aurait raconté cette histoire, il y a longtemps, un soir de tempête). D’ailleurs personne n’aurait jamais revu le fameux trekkeur qui s’était entretenu avec l’esprit. Il ne serait jamais revenu (et hanterait un des 28 virages). Bref. Esprit colo de vacances. Quoiqu’il en soit, ça faisait longtemps qu’on croyait les avoir passés ces 28 virages. Et bien non. Nous étions persuadés d’être incessamment-sous-peu arrivés au bout de nos peines, quand soudain, un panneau a surgi (des flammes de l’enfer).

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Le seul boui-boui sur tout le trek, juste avant le pire passage, pour te conseiller d’acheter plein de trucs pour faire passer la pilule

Intrigués (surtout ça faisait longtemps qu’on avait rien acheté à part des snikers (l’eau chaude est offerte en Chine)), on s’est arrêté 2 minutes pour faire un peu de shopping. Des français avertis étaient passés par là, pour aider leurs compatriotes:

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Une des visions divines de La Marche

L’Histoire ne dit pas si oui ou non Grand Arbre et Carolina Jones en achetèrent. Ce qu’elle retient, c’est que personne n’a eu l’idée de compter les virages pour savoir si il y en avait vraiment 28. Je dirais pour ma part qu’il y en a eu au moins 28. Et il fallait au moins ça (ou pas) pour apprécier la vision qui suit.

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Le Graal

Les Gorges du Saut du Tigre. Enfin! Pour la petite histoire, le nom se réfère à la légende qui raconte que, pour échapper à un chasseur, un tigre sauta par dessus le canyon. C’est comme ça que tu peux deviner qui a acheté quoi dans le bouiboui qui précède: est-ce-que tu peux voir le tigre ou non?

Une fois le moment d’euphorie passé, le trek, même le Graal en main, ne s’arrête pas. Alors, bien sûr on s’en doute. Mais comme tout est possible en Chine, il aurait très bien pu y avoir des chauffeurs de taxi et des (auto)routes dérobées pour redescendre direct dans un restau en bas. Mais non, pas cette fois. Bref, on a continué en claudiquant, avec notre Graal certes, mais surtout avec nos ampoules aux pieds.

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Et puis finalement, à travers cet environnement aux contours surréalistes, nous avons réussi à atteindre le village de Ben Di Wan (autrement dit des chaises et l’apéro).

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Le deuxième graal de la journée

Après 26km et 8h de sauts de cabri – on a décidé que c’était suffisant – on s’est posé, déposé et reposé… et on a pris la décision de redescendre dès le lendemain pour poursuivre notre quête ailleurs. Et surtout, prendre les transports en commun nous manquait. Après une nuit sous une couverture chauffante (luxe ultime), on a clos le trek « à la recherche du tigre perdu » pour en débuter un nouveau près du Tibet. Oui je sais, le panneau dans la montagne nous a confirmé qu’on était bien dans la bonne direction, mais on s’est dit que deux Graals dans la même journée c’était largement au-dessus de nos espérances, et on ne voulait pas abuser de la bonté divine. Donc atteindre le Tibet à pieds, on se le garde pour plus tard. Et puis la compagnie de nos amis Chinois commençait à nous manquer aussi. Bref, on est redescendu pour choper un taxi. On aurait presque culpabilisé, mais en fait non, on s’est dit que le mysticisme ambiant ne nous quitterait jamais (en Chine, du moins). Le trek se terminait certes pour aujourd’hui, mais le mysticisme, lui, était sans fin.

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Bref, un signe des esprits pour nous indiquer le chemin à suivre (même en attendant le taxi en bas de la montagne). Langage des dieux chinois? De ceux qui ont vu le tigre? Quoiqu’il en soit, nous avions le sourire de « ceux qui savent »…

Deuxième traversée du désert : Gorges du saut du Tigre – Shangri- La

2h30 de voiture dans de la route sableuse. Un vrai transat sur une plage paradisiaque pour nous. D’autant que notre chauffeur avait un taxi stylé pour nous mettre dans l’ambiance:

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Après quelques heures dans cet oasis, on a décidé d’élever un peu le standing de notre prochain logement. Histoire d’avoir des « vrais » (je ne sais plus quel sens attribuer à ce qualificatif) toilettes, par exemple. Et puis Grand Arbre adore les équipements (« sinon c’est pas la peine »a-t-il l’habitude de dire). Fini donc le côté « vivre de quelques racines et d’eau de pluie » et à nous les restaus (occidentaux, parce que les hot pots chinois, on les range dans la catégorie racine et eau de pluie). Bref, pour attaquer la nouvelle Marche, on s’est dit qu’un bon spa était nécessaire. Effectivement, ça a paramétré différemment les journées à rallonge. L’effet « quand-tu-sais-qu’au-bout-de-30km-de-marche, il y a ça »:

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.. et pas des latrines dans un igloo, ça change un peu la donne. Ton visage semble illuminé, plus serein. Tu as moins tendance à ronchonner aussi. Le sourire est toujours là, mais ce n’est plus le même. C’est toujours celui de celui qui sait. Mais qui sait autre chose. Bref. Shangri-La. La ville. Je précise, parce que c’est aussi le nom de l’hôtel-spa. Shangri-La est au premier abord, dorée, colorée. Bling-bling et mystique (et oui, encore). Arriver à lier sans problème le bling-bling et la spiritualité, on connait. Mais on va dire qu’ici, grâce au cadre exceptionnel: l’altitude (qui te tourne la tête), les liqueurs étranges (qui t’embrouillent la tête), les coups de soleil (qui te brûlent la tête), tout effet est démultiplié. En y réfléchissant, deux choses te viennent à l’esprit. Premièrement, jamais tu ne t’es senti dans cet état de transe dans une église catho, malgré tout le bling-bling déployé (et la spiritualité, bien sûr). Deuxièmement, si Shangri-La devait être quelqu’un, et bien ce serait sûrement le Docteur Jekyll. Et pas que (à cause des liqueurs). Toute la ville est construite sur des contrastes. Ravagée par un incendie il y a quelques années, elle se reconstruit, donc, ce qui, depuis ses hauteurs, lui donne un curieux visage : beau et brillant d’un côté, pauvre et délabré d’un autre. Une autre facette (sorte de troisième œil) faux mais neuf (ou faux-vieux, comme ça se fait tant en Chine: la fameuse Vieille Ville, tentative de reproduction de la cité d’autrefois). Ajouté à cela temples et mantras tibétains surplombant l’ensemble… Shangri-La a plus à voir avec un personnage mythologique, du type hydre à trois têtes… Et c’est ce qui la rend fascinante.

Nous avons donc repris notre quête de spiritualité, et commencé par un pèlerinage vers un monastère, assez brillant pour qu’on ait pu le voir de loin et se dire, « Ah tiens ça n’a pas l’air loin on pourrait y aller en Marchant« .. En écrivant je me demande à quel moment, avec Grand Arbre, on apprend vraiment de nos erreurs, et à quel moment notre cerveau, en tous cas la case mémoire, a cramé. Donc, revigorés par une bonne nuit et une courte visite de la fameuse vieille ville) (et surtout grâce au spa), on a repris snickers et gourde d’eau chaude et hop, nous voilà repartis, Grand Arbre en tête (conquérant dans l’âme) et moi à la traîne, en train de chanter des poèmes. Sur de belles routes bétonnées (ça faisait longtemps), refusant bien sûr de monter dans le bus « Bu Bu Bu, nous, on marche! ». Alors on a marché, ronchonné, et on est enfin arrivés (tombés) aux pieds de Bouddha.

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Le jour suivant, un peu lassés du bling-bling, on a décidé d’aller faire une grande (oui sinon il y moins de challenge) randonnée dans le Parc National du Potamak. Oui ça sonne un peu indien d’Amérique, mais non. Ou grandes plaines du nord. Mais non. C’est bien chinois. Puisque c’est un parc national dans lequel personne sauf toi n’a l’idée de marcher. Comme d’habitude, après avoir crié au chauffeur, qui voulait absolument nous faire monter dans son bus avec tous les autres, « Bu, bu, bu, Nous, on marche! »… on a dû se rendre à l’évidence. L’entreprise s’avérait impossible : que des routes bétonnées sur 70km². Bref on est monté dans le bus (en ronchonnant, bien sûr). Fort heureusement, j’ai réussi à divertir Grand Arbre en lui faisant remarquer le souci du détail que les chinois pouvaient parfois avoir en matière d’équipement (enfin de déguisement).

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On sent tout de suite qu’ils sont parés pour l’aventure. Concept de la randonnée chinoise: décryptage. Un bus te prend en charge dès le début du parcours, puis te dépose à des endroits précis, où tu peux marcher en rang et/ou à la queue-leu-leu (pour plus de fun) et en talons aiguilles (pour plus de classe) sur des chemins bien tracés, environ 20 minutes. Et hop, au bout de deux heures, tu es ramené à la sortie. Tout est bien réglé. Ce qui n’empêche pas les Chinois de s’amuser comme des petits fous dès qu’ils en ont l’occasion (marcher sur un lac à peine gelé, lancer des cailloux pour voir si ça casse, faire des glissades sur des talus de 25 cm parce qu’il y a 1mm de neige). Tout ça en talons-aiguilles et oreilles de lapin roses. Bon, nous du coup on n’a pas trop fait de rando mais on a fait des photos de nos amis.

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Gauche
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Droite

Le Parc du Potatso (en fait c’est ça le nom, pas du tout Potamak), a marqué la fin de la Grande Marche. D’une parce qu’on a pas trop marché donc, et de deux parce que quelque chose avait changé. Le tigre ne m’apparaissait plus comme ça en pleine journée, ni même en rêve. J’ai pris ça comme un signe. L’effet spa a dû aussi infléchir notre décision : à la question du matin « Bon on va marcher ou on reste glander au spa? » La réponse était dans la question. De plus, les cartes, qui nous semblaient claires et indispensables tout au long du trek, nous sont subitement apparues comme elles le sont en réalité: incompréhensibles, pas pratiques et en chinois (surtout).

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Mignonne carte du trajet en bus du parc
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Voila voila
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Le paquet de clopes en haut à gauche c’est pour donner une idée de l’échelle

Du coup, puisqu’on était dans une ville, et bien, on a consacré notre dernier jour à faire du shopping.

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Un peu de bouffe à l’épicerie du coin
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Une paire de boots (tendance et indémodable)
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Un nouveau kway made in china
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Le fameux CD de Lijiang-la-folle et des bouliers pour se calmer les nerfs dans les moyens de transports ou partout en général

Cet petit moment consommation nous a quelque peu rasséréné, et on a pu envisagé sereinement, donc, le retour. Oui on est rentré en avion, mais malheureusement, le vol partait depuis Lijiang-l’-hystérique. Pour ceux qui ne savent pas, se reporter à l’article précédent. Pour les autres, ben, voilà, vous savez. On est monté tête baissée, en silence, avec bonbons, sucettes, chewing-gums, bouliers tout ça (équipés quoi) dans un mini bus direction Lijiang ou Les Portes de l’Enfer.

Durée du transit : 5h. No comment.

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Le seau au milieu, tu partages, c’est pour cracher

Bref, 5 longues heures de méditation, pour éviter de penser à la folle nuit qui nous attendait à Lijiang. Je me suis concentrée sur les choses positives : on ne rentrait pas en train à Shanghai, mais en avion. Le bruit du moteur de ce mini-bus faisait certainement moins de bruit que la clameur de Lijiang. Il faut savoir profiter de l’instant présent.

Aussi bien préparés qu’il soit possible de l’être, jamais nous n’aurions pu imaginer ce que nous réservait Lijiang. Parce que nous n’y étions pas encore allés en week-end. Ayant vaguement perdus la notion du temps pendant les vacances (tellement de transit, automatiquement le jetlag vous assaille), qu’on n’avait pas percuté. On arrivait un dimanche dans un parc d’attractions. Trou noir, oreilles qui bourdonnent. Ça nous a déglingué tout l’effet zen des temples, marches, Graal, tigres et monastères. Perdus au milieu d’un millier de touristes en ébullition, le single fou à fond, tambourins de tous les côtés (tu as l’impression de posséder une dizaine de paires d’oreilles), on s’est vite réfugié chez le seul Chinois qui offrait de la nourriture occidentale et chez qui, donc, il n’y avait personne. Et on a fini terrés dans notre chambre d’hôtel (qu’on a mis deux heures à trouver, pour la petite histoire.. ce qui d’une certaine façon, nous a fait contribuer à l’hystérie collective qui régnait dans la ville).

Lorsque j’ai enfin eu une connexion internet -bouffée d’air, fenêtre sur un monde autre que Lijiang- je suis tombée par hasard sur un article fort intéressant. Et tout s’est éclairé. A propos de Lijiang, certes, mais bien plus… A propos de la Chine, le pourquoi du comment, mon Moi… un signe des divinités chinoises.  Le troisième Graal des vacances. L’illumination.

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« Je suis misophone! » ai-je à mon tour crié à Grand Arbre que je soupçonnais de sombrer dans une sorte de trou noir plus que dans le sommeil, tant le boucan dehors était infernal. Article passionnant : on y parle de gens, de bruits, de torture… (les vacances quoi). En gros, ne pas supporter son environnement est une maladie. Et bien voilà. J’ai enfoncé mes boules quiès, remis mon masque et me suis endormie, rassurée. Et Grand Arbre aussi, du coup. Sur moi, sur lui. Je lui ai même prêté des boules quiès (fort moment d’empathie) et j’ai dissous la dernière pilule magique du kit de survie dans sa gourde.

Est-ce qu’on repartira pendant les vacances du Nouvel An Chinois l’année prochaine? Et bien oui, probablement. On ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

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Une réflexion sur “L’expédition dans le Yunnan 2/2: La marche mystique

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